Archive de la catégorie ‘Français Terminale’

Actualité des mythes

Samedi 20 décembre 2014

Le dernier numéro des Grands dossiers de sciences humaines (décembre 2014/janvier-février 2015, 78 p., 7,50 €) vient de sortir. Il est intégralement consacré à un dossier intitulé « Les grands mythes. Pourquoi ils nous parlent encore ? ». Une trentaine d’archéologues, d’historiens, de philosophes et de psychanalystes évoque les grands mythes et la place qu’ils occupent, dans la littérature et surtout dans les sciences humaines du vingtième siècle, de la tour de Babel au bouc émissaire, en passant par Œdipe, Prométhée et Sisyphe. L’ensemble peut donc s’avérer intéressant pour le programme de terminale.

Actualité des mythes dans Français Terminale M9588

 

Les artistes et la guerre au musée des Beaux-arts de Nancy

Mercredi 16 juillet 2014

Éventuellement intéressante pour les élèves qui rentreront en terminale l’année prochaine, un cycle d’expositions du musée des Beaux-arts de Nancy sur la guerre représentée par les artistes :

http://mban.nancy.fr/fr/accueil/agenda.html 

Nancy Cunard : « Negro Anthology »

Lundi 14 avril 2014

Le musée du Quai Branly présente, jusqu’au 18 mai 2014, une exposition intitulée L’Atlantique noir. Nancy Cunard. Negro Anthology. 1931-1934. On y découvre comment une jeune aristocrate anglaise, Nancy Cunard (1896-1965), après s’être installée à Paris, s’est rapprochée des Surréalistes et du parti communiste pendant les années 1920 tout en se passionnant pour les cultures « nègres » (le terme n’étant pas péjoratif à l’époque). Afin de lutter contre le colonialisme, N. Cunard a mené ou subventionné de nombreux projets destinés à valoriser la musique afro-américaine ainsi que la littérature « nègre » d’Amérique, d’Afrique et des Caraïbes, et notamment une vaste anthologie (la Negro Antology qui donne son sous-titre à l’exposition). On découvre non seulement N. Cunard à travers quelques objets personnels, mais aussi le destin de nombreux noirs et métis sur trois continents pendant l’entre-deux-guerres, à travers des photos et des films. L’ensemble fournit un bon exemple d’ouverture à l’autre propre à illustrer la première partie du programme de terminale.

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/latlantique-noir-de-nancy-cunard.html

Nancy Cunard :

« La force de la parole »

Dimanche 22 décembre 2013

Le hors-série du Point de novembre-décembre est intitulé « La force de la Parole » et réunit une anthologie de discours politiques, illustrant la puissance de la rhétorique, de l’antiquité grecque à Mandela en passant par la Révolution française et la harangue de Robert Badinter ayant permis l’abolition de la peine de mort en 1981. Le texte de chaque discours est remis en contexte et le volume contient par ailleurs un certain nombre de textes théoriques ou de témoignages d’hommes politiques sur la « force de la parole ». L’ensemble peut s’avérer très utile pour la troisième partie du programme de Terminale sur « La parole en spectacle ».La force de la paroleLa force de la parole

« Le Bataillon créole » (2013) de Raphaël Confiant

Samedi 21 décembre 2013

Tout récemment publié au Mercure de France, le dernier roman de Raphaël Confiant (né en 1951) fait partie des nombreuses œuvres qui, à quelques mois du centenaire du déclenchement du conflit, prennent pour cadre la Première Guerre mondiale. Il est ici question du « bataillon créole » composé d’Antillais et de Guyanais, recrutés pour combattre en Europe dès l’été 1914. On y croise quelques soldats français et allemands, mais on y côtoie surtout des Martiniquais de toutes origines, Indiens, noirs, métis, békés (blancs de Martinique) et métropolitains, le roman se déroulant pour un tiers en Europe et pour les deux autres tiers dans une petite ville de Martinique. Il est souvent difficile de s’y retrouver à cause d’une construction chorale un peu trop kaléidoscopique, mais la lecture procure cependant beaucoup de plaisir et en apprend beaucoup, tant sur l’histoire méconnue de ce bataillon créole que sur l’histoire de la Martinique et de la colonisation. Même si on a parfois du mal à distinguer les nombreux narrateurs, on est dans chaque chapitre immédiatement plongé à leurs côtés, qu’il s’agisse des tranchées de Verdun ou de la vie des parents de soldats, attendant en Martinique des nouvelles de leurs frères ou de leurs fils se battant aux Dardanelles et dans la Meuse. On peut donc trouver, dans ce roman, de quoi approfondir la première partie du programme de Terminale sur « Identité et diversité » qui concerne les métissages culturels, en particulier au sein des colonies. Et on peut aussi s’initier au créole martiniquais ou le découvrir, une petite partie des dialogues étant rédigés dans cette langue et, heureusement, traduits entre parenthèses en français.